Tél : 02 32 52 12 85
Fructification mérule

Expert mérule, traitement mérule (Centre, Normandie, Picardie, Bourgogne , ile de france)

MERULE (Serpula Lacrymans)

Certains champignons dégradent le bois, la Mérule (Serpula Lacrymans) champignon lignivore présente les caractéristiques spécifiques suivantes :

Ce champignon se développe sur des bois d’une teneur en humidité relativement basse : 20 à 40 %

La mérule ne se développe qu’à l’intérieur des lieux, à partir de 12°, la température optimale étant située au-dessous de 25 /26°.

Les spores issues des fructifications (carpophores) peuvent rester viables plusieurs années ; une seule fructification peut émettre plusieurs millions à plusieurs milliards de spores microscopiques et extrêmement volatiles.

Le champignon prolifère à l’intérieur en zones confinées, à l’abri de la lumière sauf pour le développement de la fructification ou un minimum de clarté est indispensable.

La mérule développe un tissu mycélien microscopique qui envahit les fibres du bois et provoque l’hydrolyse de la cellulose et consomme toute l’eau naturelle qu’elle contient : il en résulte des fractures d’une longueur de 2 à 7 cm sur les 3 plans (pourriture cubique) avec pour conséquence, l’anéantissement de la résistance mécanique pouvant provoquer l’effondrement de zones de planchers ou de charpentes.

La mérule possède la faculté de pouvoir, parallèlement à son développement dans les pièces de bois dont il se nourrit, créer un réseau mycélien qui s’étend autour de la zone primaire.

Ce réseau a pour fonction le puisage et le transport de l’eau vers la zone contaminée et vers des pièces de bois n’étant pas ou plus humidifiées provoquant leur contamination.

La mérule peut ainsi continuer à se développer suivant l’évolution des paramètres indiqués plus haut : température, manque de ventilation, hygrométrie de l’air ambiant, humidité des supports cellulosiques, même après que la cause de l'humidification primaire a été gérée.

Le réseau mycélien d’alimentation en eau de la mérule se nomme syrotes, toile blanchâtre à grisâtre plus ou moins épaisse parcourue de cordonnets de 1 à 10 mm de diamètre.
Ces cordonnets, d’abord microscopiques, traversent les cloisons, passent au travers des plâtres, des briques, des joints d’éléments maçonnés, entre murs et éléments d’isolation et ce sur plusieurs mètres.

La fructification en son centre est de couleur fauve, bordée d’une collerette blanche, de la grandeur d’une assiette à plusieurs mètres carrés ; plusieurs fructifications peuvent se succéder sur la même zone.

Les basses températures provoquent la dormance de la mérule qui pourra reprendre son développement plus tard dans des conditions  à nouveau favorables. Des développements de plusieurs centimètres par semaine ont été observés (de 0.5 cm à plus de 10 cm).


Il est à noter que, dans des conditions normales, les bois d’œuvre ne contiennent jamais une humidité de 20 % ; suivant les essences, l’humidité naturelle se situe entre 6 et 12-13 %.

Pour un développement de la mérule, l’origine est toujours un dégât des eaux, accidentel ou naturel et plusieurs facteurs peuvent y contribuer conjointement.

Si les termites prolifèrent surtout au-dessous de la Loire, la mérule, elle, concerne surtout la moitié nord de la France et en 1er lieu les zones côtières et en général les zones humides.

Tous les dégâts des eaux doivent être impérativement et rapidement déclarés aux compagnies d’assurance et des réserves doivent être émises, quant aux conséquences à long terme sur le bâti, surtout si les travaux se sont limités à une remise en état à caractère seulement esthétique.

Exiger des compagnies d’assurance la prise en charge immédiate de déshumidificateurs professionnels jusqu’à rétablissement des teneurs en humidité normale de la zone humidifiée, est la précaution indispensable face au risque que représente la mérule.

Cet impact économique est relativement modeste par rapport au coût d’un traitement de la mérule, qui peut approcher dans certains cas, le coût de la construction elle-même.

De plus le délai entre le dégât des eaux primaire et l’apparition du phénomène mérule étant relativement long, des compagnies d’assurances considèrent souvent à postériori les conséquences d’un dégât des eaux (développement de mérule ou autres champignons) comme un défaut d’entretien, sans dans ce cas prendre en charge les travaux qui en découlent.

Mais toutes les dégradations des bois ne sont pas dues à la mérule et une identification précise s’impose avec analyse en laboratoire de mycologie spécialisé , si nécessaire, car le traitement ne doit pas être de même ampleur, selon le type de champignon.

Donc :
Les diagnostics de la  mérule doivent être réalisées par des experts indépendants, reconnus et certifiés.

ET :
Les traitements de la mérule par des entreprises de traitement des bois et de l’humidité spécialisées dans le domaine.

Francis PONTIER EXPERT Certifié QualiExpert n°C0344, Dekra "termites" n°2608